The Outback Burger

Aujourd’hui c’est viandasse. Je suis dans la main street d’une bourgade de la banlieue lointaine de Sydney, en mode chasseur-cueilleur. Il est presque 14h, c’est l’été, et les commerces sont aussi ouverts qu’un 15 août en France. Et quand ils sont ouverts, ils ont déjà été pillés par d’autres meutes. Après plusieurs échecs, je pose ma lance, mon arc et mon chapeau dans un café modeste avec deux tables de quatre. Un bar, deux serveuses et un cuistot plus loin, se trouve en fait une terrasse très lumineuse mais abritée, parfaite avec ce climat subtropical.

N’ayant pas giboyé de viande depuis quelques jours, je commande le burger de la maison: The Outback Burger. Petit aperçu de ma tête quand il arrive: les yeux aussi écarquillés que ma bouche est ouverte, un léger filet de bave qui coule des babines, suivi d’un “wow” sonore. Une montagne de viande plantée par un couteau, moult frites généreuses et le pot de ketchup qui va avec! Parfaite symétrie axiale du burger: pain, salade, fromage, bacon, steak, steak, bacon, fromage, salade, pain. La viande est bien grillée, mais pas sèche, et bien assaisonnée. Il y a un petit goût d’oignon dedans. Les frites sont comme je les aime, croquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur, épaisses, un peu grasses et bien salées. Je me demande par où, et surtout comment commencer. J’attaque parce que j’ai les crocs. Je n’essaie pas de l’attraper avec mes mains, c’est beaucoup trop épais, j’utilise des outils plus adaptés. Je prends un bon départ, une bouchée, deux bouchées, trois bouchées, j’ai un bon rythme, et puis je m’essouffle, je trébuche sur trois frites, je perds ma foulée, et je m’étale avant la ligne d’arrivée. Je fais quand même honneur à ce très bon burger, qui porte bien son nom. Un bon burger de la campagne, généreux, que je repars digérer sous ma hutte.

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