Tenjin matsuri (天神祭)

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Aujourd’hui, c’est lundi, et lundi c’est ravioli. Mais non, aujourd’hui, comme souvent en été, c’est matsuri ! Et ce n’est pas de la gnognotte, ce n’est rien de moins que le Tenjin matsuri d’Osaka ! L’un des plus grands festivals du Japon. On assiste ici à un mélange joyeux de transport de palanquins, de danse avec des ombrelles, de dragons chorégraphiés, de démonstration de virilité, de jeunes filles en yukata, de boulevards piétons, d’instruments traditionnels, de feux d’artifice et de stands de bouffe en veux-tu en voilà. Il y en a tellement que c’est impossible pour moi de tous les voir.

Après avoir passé un bon moment au temple Osaka Temmangu pour admirer les festivités, je descends par la galerie marchande vers la rivière. Chaque restaurant a installé son stand et attire le chaland. Je commence par un ゴマ団子 (goma dango). C’est une petite boule, de 5cm de diamètre, recouverte de sésame doré. On me le sert dans un gobelet avec une pique. C’est un mochi croustillant à l’extérieur et mou dedans. La croûte de sésame est bien goûtue, et j’ai droit à un deuxième effet kiss cool avec une pâte de sésame noir à l’intérieur. C’est un délice ! Pendant que je déguste cette petite merveille, je me fais alpaguer par deux japonais qui veulent me prendre en photo. Alors que je cherche à photographier des japonaises en yukata, eux ils s’intéressent aux européennes mal dégrossies. Chacun son truc !

Ensuite, je tombe sur un stand de 玉子せんべい (tamago senbei). Je n’en ai jamais mangé non plus ! Et j’ai bien envie d’essayer parce que ça n’a pas l’air si facile que ça à avaler, d’autres avant moi s’y sont essayé et ont lamentablement laissé tomber leur œuf sur le bitume… Alors à moi de jouer ! Ça se présente comme un grand biscuit très fin (le senbei), sur lequel on met une sauce assez collante et sucrée, proche de celle qu’on met sur l’okonomiyaki, puis du tenkasu (flocons de tempura), un œuf brouillé ou au plat, et de la mayonnaise. Le biscuit est un peu trop salé, et la sauce trop sucrée, et avec la mayo, ça fait un peu trop de gras. C’est bon, sans plus, ce n’est pas indispensable. J’ai mangé doucement avec mes deux mains pour ne pas flanquer l’œuf par-terre, et tout s’est bien passé !

En arrivant sur la rivière pour trouver un spot pour voir à la fois les feux d’artifice, et le défilé de bateaux, je passe au sucré. Je tombe sur un stand qui ne sert que des かき氷(kakigoori) à la mangue. De la glace pilée recouverte de sirop et de crème de mangue. Le tout fait avec des vraies mangues, sous mes yeux. Troooop bon ! Avec cette chaleur, je me rafraichis en me régalant.

Enfin, je termine avec des ベビーカステラ (baby castella), un mini sponge cake en forme de boule. C’est mon petit plaisir sucré des festivals. C’est parfait pour accompagner mon thé en admirant, oh la belle verte, oh la belle rouge, les feux qui se reflètent dans la rivière. Les yeux et le ventre repus, je prends le train vers Kyoto, endormie mais ravie.

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