Shinjuku Menya Fuuka (新宿めんや風花)

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Aujourd’hui, je me pèle le cul. Oui, je sais, il fait plus froid à Paris qu’ici. Mais à Paris, si t’as froid, tu colles ton cul au convecteur deux minutes, tu te fais un thé, et t’arrêtes de te plaindre. Ici, une fois que tu as compris que les murs sont en papier et que les fenêtres sont en fait un trou béant, tu finis par considérer ton appart’ comme une sorte de thermos. Quand il fait chaud, tu te liquéfies, et quand il fait froid, tu te congèles. A cela, plusieurs remèdes. Etre riche, et mettre la clim’ à fond tout le temps. Bon par contre tu risques de devenir sourd. Etre pauvre, et avoir un appart’ de 10 mètres carrés, plus facile à chauffer, mais tu ne sais pas où mettre toutes tes peluches, tes mangas et tes ordis. Moi je vis dans un grand appart’ et je ne mets pas la clim’. Alors je ressemble à une momie fumante: j’ai des tonnes de couches de vêtements, deux couvertures sur les jambes, une écharpe, je bois du thé et quand je parle ça fait de la vapeur. Sexy non? Mais aujourd’hui, ça ne suffit pas, il fait trop froid et cliquer sur une souris et tapoter au clavier ça réchauffe mon petit coeur mais pas mes doigts. Alors je décide de m’exiler pendant le repas du midi chez 新宿めんや風花 (Shinjuku Menya Fuuka), pour m’enfiler un bon gros ramen.

Le restaurant peut accueillir une quinzaine de personnes sur un comptoir en angle. La plupart des places sont prises d’un côté, alors je m’exile toute seule de l’autre. La serveuse me propose un menu en anglais, que je refuse en toute élégance, je jette un oeil furtif sur le menu en japonais et j’annonce en toute fluidité ce que je veux manger: un 天然塩らーめん (tennen’en ramen). Ouais ok, j’avoue, j’ai lu le menu sur leur site avant d’y aller, et j’ai fait un google translate. Encore un peu et j’oubliais mon tamago toppingu, alors j’alpague la serveuse et je lui demande si c’est possible de me rajouter un oeuf. No problemo. En attendant je regarde la cuisine, il y a des tonnes de boîtes avec des ingrédients, des passoires de toute taille, des bols, et plein de bordel. Le chef a l’air d’être à la cool, en train de préparer ses ramen. Les salarymen dévorent leur repas sans broncher. Personne ne parle! On me sert mon gros bol et un japonais s’assoit à ma gauche. C’est beau! Le ramen, pas le japonais. Je le prends en photo avant de le bouffer (toujours le ramen). Et c’est méga bon (le ramen j’insiste, le japonais aspire ses nouilles en faisant un bruit d’enfer). Il y a des lamelles de poireaux, et des morceaux d’épinards. Une feuille de nori qui prend un bon goût dans le bouillon. Les nouilles sont emberlificotées comme mes cheveux un lendemain de nattes. Des morceaux de bambou qui ont un goût chelou, et une viande… De la viande… C’est écrit sur leur site, elle a été cuite pendant trois jours. Et bah c’est méga bon. C’est hyper fondant, mais il y a quand même un goût de grillé. L’oeuf dur est aussi super bon, je ne sais pas comment ils font, ils doivent le faire mariner dans un truc, peut-être du dashi. Et le bouillon aussi est réussi, c’est un shio ramen, ça veut dire que le bouillon est au sel. Je ne suis pas une experte mais il y a plein de types différents (shoyu ramen à base de sauce soja, tonkotsu à base d’os de porc, et miso ramen). Alors j’avale tout ça, je remercie vivement la serveuse en lui disant que c’était très bon, et hop, retour au frigo!

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